Partenariat pour les Forêts du bassin du Congo

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Editorial


Message de Hans SCHIPULLE, nouveau Facilitateur Allemand du PFBC/CBFP

Chers Partenaires et amis du PFBC !

Sur invitation et sous la présidence énergique de la Facilitation Française, le Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris a abrité le 26 Octobre 2007, la 5e Réunion Plénière du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC). La présence de beaucoup de Ministres des pays du Bassin du Congo, de la France et d’Allemagne, ainsi que celle de notre Ambassadrice Bénévole Mme Wangari MAATHAI, et la participation de fortes délégations de différentes parties prenantes, ont administré la preuve, s’il en était encore besoin, du dynamisme de ce partenariat et de sa résolution à atteindre les objectifs ambitieux qu’il s’est fixé en rapport avec l’appui à apporter aux stratégies de conservation et d’utilisation responsable des ressources forestières du Bassin du Congo et à la mise en œuvre du Plan de Convergence de la COMIFAC.
L’un des points forts de la réunion de Paris aura été la passation de la Facilitation du PFBC à l’Allemagne. A ce titre, il m’est revenu de succéder pour la période 2007-2009, en qualité de Facilitateur du PFBC, à M. Laurent STEFANINI, Ambassadeur Français pour l’Environnement. J’ai déjà eu à rencontrer plusieurs d’entre vous pendant que j’exerçais encore mes fonctions au sein du Ministère fédéral allemand de la Coopération Economique et du Développement en me préparant en même temps pour cette nouvelle tâche que je considère comme un grand défi. Vous m’avez non seulement encouragé, mais aussi prodigué des conseils et des enseignements en ce qui concerne notamment les démarches que je devrais entreprendre, afin de mieux réussir cette mission. Et j’en conviens avec Madame WAATHAI qui partage avec nous son optimisme en tant que Prix Nobel de la Paix : échouer, ce n’est pas une option !
Au cours de la réunion du PFBC à Paris l’Allemagne a proposé de grandes orientations de coopération dans le cadre du Partenariat pour les deux ans à venir, en mettant l’accent sur son rôle de facilitateur, mais aussi et surtout en cherchant à susciter des contributions de tous les partenaires dans la formulation de la Feuille de Route et de sa mise en œuvre. La reprise de certains axes, tels que le renforcement institutionnel de la COMIFAC et du PFBC, l’amélioration de la gouvernance forestière , la mise en œuvre du plan de convergence et des conventions internationales majeures ayant trait aux forêts et à l’environnement et le développement des aires protégées transfrontalières, montre clairement que nous voulons travailler dans la continuité des actions menées par nos prédécesseurs américains et français,
- avec des structures et groupes de travail existants,
- sur la base du « cadre de coopération » des partenaires du PFBC, mais surtout
- avec l’objectif d’appuyer les pays de la région COMIFAC, son Secrétariat Exécutif, et les populations qui vivent avec les ressources des forêts, dans leurs efforts de préservation et d’une bonne utilisation de leur patrimoine naturel.

Les débats menés au cours de la réunion à Paris ont montré une large convergence de vues concernant les priorités de notre travail commun sur des sujets saillants relatifs à la mise en œuvre du plan de convergence de la COMIFAC et son appui par l‘extérieur, le positionnement de la région dans les processus internationaux qui touchent les intérêts forestiers de la région d’Afrique Centrale, les options pour la consolidation des structures de la COMIFAC y inclus la mise en œuvre du Mécanisme de Financement Autonome, mais aussi le bon fonctionnement de notre Partenariat proprement dit.

Pour ce dernier sujet, je voudrais mentionner et souligner l’importance de certains points :

• Les groupes de travail existants ou à mettre en place en cas de besoin, devraient continuer à jouer leur rôle important dans l’identification des positions communes et des différences de points de vue à clarifier, afin que nous puissions tous avancer vers un consensus

• Dans l’organisation des grandes réunions du PFBC, des efforts devraient d’avantage être faits pour mobiliser et faire participer chaque membre dans les débats francs et ouverts, à travers l’adoption des méthodes d’animation de grands groupes et la planification du temps nécessaire.
• Notre dialogue pourrait aussi profiter d’un renforcement des Coordinations Nationales de la COMIFAC à travers une analyse des besoins et un appui technique et financier concerté.
La communication interne et la promotion du Partenariat à l’extérieur y inclus à travers le site web plus interactif mériteraient d’être améliorées parmi les membres du Partenariat où nous ressentons une demande forte de recevoir plus d’informations sur les activités des autres, sur des démarches réussies ainsi que sur des échecs, une demande pour plus de transparence et d’échange d’expériences.
• Pour la mise en œuvre du système de suivi-évaluation validé en 2006, la contribution technique et financière devrait continuer, y compris pour l’élaboration de l’État des Forêts 2008.
• Avec l’appui de vous tous, nous devrions essayer d’attirer encore plus de partenaires, parmi la société civile de l’espace COMIFAC, parmi les donateurs, les organisations internationales, le secteur privé y inclus le secteur bancaire, et des nouveaux acteurs dans le secteur forêts du Bassin du Congo, tel que la Chine. Je suis ainsi content que nous ayons pu saluer parmi nous à Paris un représentant de l’Administration Forestière d‘État de Pékin, cette administration qui vient d’organiser, il ya quelques semaines, une conférence Union Européenne / Chine relative au processus FLEGT

Pour terminer, je voudrais vous présenter brièvement la petite équipe de la Facilitation Allemande qui va vous servir pendant les deux prochaines années et à laquelle s’ajouteront des collègues travaillant dans le cadre de la Coopération avec la COMIFAC et avec quelques pays de la région. Je suis ainsi heureux que nous ayons trouvé comme mon suppléant, Monsieur Samuel MAKON Wéhiong, un des cadres des pays du Bassin du Congo, le mieux connu, aussi bien expérimenté que doué. Il va être basé à Yaoundé, dans son pays le Cameroun et assurer la présence permanente et opérationnelle de la facilitation dans la région. Et en Allemagne, au niveau de la GTZ, Monsieur Herbert CHRIST va nous appuyer avec sa large expérience dont il a récemment encore fait preuve au Vietnam.

Comme convenu à Paris, nous allons finaliser la Feuille de Route pour la Facilitation Allemande et la communiquer dans les meilleurs délais à tous les partenaires. Avec votre appui nous voulons établir aussi un plan d’opérations, pour lequel nous proposons d’identifier des chefs de file parmi les partenaires et avoir des correspondants directs de la facilitation auprès des pays membres du Partenariat.

Bonne coopération avec vous tous, tel est mon souhait le plus ardent !

Hans Schipulle

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